Les outils de traitement

L'acupuncture et la moxibustion 针灸 (zhēnjiǔ)

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L'acupuncture (du latin “acus” : aiguille, et “pungere” : piquer) est une technique qui date d'un peu plus de 2000 ans. Les premiers écrit en la matière ont été trouvé dans « les mémoires historiques » (le Shiji) de Sima Qian (-145, -87). La moxibustion est mentionnée dans les textes au 3ème siècle avant J.C.

Elle s’est imposée ensuite peu à peu, comme la thérapeutique dominante de la médecine traditionnelle chinoise.

Elle est basée sur l'implantation et la manipulation d'aiguilles fines sous la peau, en divers points clés du corps (sur le trajets des vaisseaux énergétiques appelés méridiens). Les aiguilles ont pour but "d'attrapper" le Qi (énergie ou souffle vital) afin de le tonifier ou d'améliorer sa circulation. Cela agissant sur les organes, les sang, les liquides organiques ou encore les fonctions physiologiques.

La moxibustion est une méthode qui est utilisée le plus souvent pour chauffer les points avec un "cigare" d'armoise (à cause de sa lente combustion et ses propriété hyper-calorifique) appelé « moxa ». Ainsi cette technique est préconisée pour réchauffer un point ou une partie de corps, elle permet également de stimuler les circulations.

Le Tui Na 推拿

 

Tui Na - « pousser et attraper » pour débloquer et faire circuler l’énergie grâce à des gestes ancestraux

 
Il est, lui aussi, une branche importante de la médecine traditionnelle chinoise. Ce massage profond est très décontractant et relaxant, agit sur les muscles et les tendons, ainsi que sur les méridiens d’acupuncture. Il s’effectue avec une succession de pressions sur des points précis et de techniques spécifiques avec les doigts, les mains, les avants-bras ou les coudes. Elles améliorent la circulation du Qi et du sang dans le corps, régularisent les organes et leurs fonctions, redonnent de l'énergie et stimule le système immunitaire.
Il peut se pratiquer habillé car il se réalise sans huile.

 


Tui-Na du visage
Ce massage se focalise sur les zones réflexes et l'important réseau de méridiens d'acupuncture du visage, afin de permettre une remise en circulation énergétique dans tout le corps, libérer des pensées parasites et détendre profondément le psychisme. Pratiqué régulièrement, il a non seulement un impact sur la santé, la diminution du stress, mais redonne également éclat et beauté au visage.

 

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Les ventouses 拔罐子 (Ba Guan Zi)

Les ventouses font partie intégrante de la Médecine Traditionnelle Chinoise depuis la plus haute antiquité.

Ce sont de petits flacons de verre ou de bambou, que l’on pose sur la peau après en avoir chassé l’air de façon à créer une dépression. De ce fait le sang est attiré vers la surface du corps et sa circulation en est facilitée.

La pose de ventouses est sans douleur mais peut parfois laisser une marque violacée sur la peau qui partira en quelques jours.

En Médecine Traditionnelle Chinoise, lont utilise les ventouse pour chasser des facteurs pathogènes externes du corps (le Froid, le Vent, l'Humidité et la Chaleur). elles ont également la propriété de favoriser et activer la circulation du sans et du Qi.

Les ventouses ont une grande efficacité pour beaucoup d'affections  : pulmonaires, gynécologiques, traumatiques... Elles conviennent très bien aux enfants.

Le temps de pose varie entre cinq et quinze minutes selon que l'on veuille (tonifier ou disperser).

On peut également effectuer des massages avec les ventouses en les déplaçant sur le corps ("ventouses baladeuses"). Ces massages, généralement effectués le long du méridien de la vessie (de chaque côté de la colonne vertébrale), permettent de décongestionner le sang et de libérer la Chaleur de la surface de la peau. C'est très efficace lors d'intoxication alimentaire par exemple, ou pour des tensions douloureuses dans le dos. De plus, ces massages stimulent les nerfs des systèmes sympathique et parasympathique et rééquilibrent ainsi le système nerveux.

On utilise également les massages avec les ventouses pour éliminer la cellulite. Combinées à la moxibustion pour faire circuler la stagnation d'humidité, elles ont de très bons résultats.

 

Dans nos régions européennes, la techniques des ventouses est connue depuis bien longtemps aussi. Cette technique était réputée attirer les humeurs ou le "mauvais sang" ou l'excès de sang qui congestionne un organe sous-jacent supposé malade.

Mais ce sont les Egyptiens anciens qui ont été les premiers à utiliser les ventouses en verre de manière systématique, aux alentours de 1550 av. J.C.

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La pharmacopée chinoise 藥

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La pharmacopée est la 3 ème branche de la médecine traditionnelle chinoise. On peut difficilement comparer la phytothérapie occidentale à la pharmacopée chinoise qui suit les grands principes de la pensée médicale chinoise : Les BA GANG (les 8 règles).

La plante développe à l’intérieur du corps une qualité énergétique que l'on appelle nature : chaud, froid, tiède, frais.

Le tropisme permet aux principes de la plante de pénétrer dans l’organe avec lequel elle est en résonance.

La saveur classe les plantes chinoises à partir des mouvements énergétiques qu’elles induisent dans le corps : Montée-descente-astringence-exteriorisation...

La préparation de la plante (décoction, macération, brûlage...) modifie l'action des principes actifs pour tonifier ou disperser (faire circuler).

 

La tradition médicale chinoise rapporte que le premier des herboristes fut l’empereur légendaire SHEN NONG, qui étudia les plantes vénéneuses et leur contre-poison, classa et décrivit les propriétés de 365 drogues (végétales, animales et minérales). Les plus anciens livres traitant de cette spécialité sont :

  • HUANG DI NEI JING SU WEN (Classique de l’Interne attribué à l’empereur mythique HUANG DI).
  • SHANG HAN LUN (traité des coups de froid) de SHANG ZHONG JING 150/219.
  • BEN CAO GANG MU (Materia Medica) de LI SHI ZHEN 1518/1593.