Pour aller plus loin...

Le Qi et le vent

 

Le Qi est comme le vent,

Il ne peut se voir.

La sensation du vent sur la peau,

Les feuilles de l'arbre qui frémissent,

Le vent circule librement.

La sensation de chaleur dans les mains,

Les fourmis dans le corps qui chatouillent.

Le Qi se meut librement.

Ils font partie des mondes invisibles.

On sent leur existence,

comme éléments magiques de la nature. 

 

Wind

 

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S'engager dans la vie - Citation Goeth

 

"Tant qu'on ne s'est pas engagé, persistent, l'hésitation et la possibilité de se retirer. Un sentiment d'inefficacité peut nous habiter.

Il y a toutefois une vérité élémentaire, dont l'ignorance a déjà miné nombre de grandes idées et de plans merveilleux. 
Dès l'instant où l'on s'engage, la providence intervient, il se produit alors toutes sortes de choses qui, autrement, ne seraient pas arrivées.

Toute une série d'évènements jaillissent de la décision de s'engager, comme pour l'appuyer par toutes sortes d'incidents imprévus, de rencontres et de secours matériel dont on n'aurait jamais rêvé.

Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez de faire, entreprenez de le faire. L'audace donne du génie, de la puissance, de la magie...

Mais commencez maintenant..."

Johan Wolfgang Von GOETHE

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La connaissance de soi - chemin initiatique

Que signifie la connaissance de soi ?

 

« Connais-toi toi-même », formule socratique emprunter au fronton du temple de Delphes, invite les hommes et les femmes à connaître leurs limites pour être responsable de leur vie. Prendre conscience de sa propre mesure pour ne pas se prendre pour un dieu. Rester humble, en étant utile pour être enraciné à la terre (humilité provient du latin humus = terre).

Certains disent que " la conscience est la connaissance plus ou moins claire qu’un sujet possède de ses états, de ses pensées et de lui-même " (Lalande).

Donc pour vivre, respirer, marcher, se nourir, aimer, faire des choix, en conscience, il est nécessaire de bien se connaître, dans le sens « être connecté » à soi-même. Se faisant, en allant au plus profond de soi, on contacte la plus fine particule qui constitue l’univers tout entier, et on se relie à l’Unité.

 

S.O.N.C.E. - Spiritual Opening Now to Cosmic Energy ...

 

La connaissance de soi, de ses limites (corporelles ou psychiques), de ses émotions, de ses sentiments, de ses pensées, de ses désirs, de ses besoins… amène à une seule chose : trouver sa véritable place, sa juste place. « Le moteur fondamental de cette quête est l’amour, du plan biologique au plan spirituel » (Brigitte Boudon). 

Trouver sa place, c’est s’ancrer et s’aligner pour être véritablement soi-même. C’est la réalisation de/du Soi. 

 

Quand on commence le travail on part souvent d’une conscience plus limitée de soi, de la représentation que l'on a de sa propre personne, qui correspond à la Matéria Prima pour les Alchimistes. Pour ces derniers, accomplir le Grand Oeuvre doit passer par 3 étapes :

L’Oeuvre au Noir : la putréfaction, phase de confusion qui correspond à la dissolution de l’égo quand on reconnaît sa part d’ombre. 

L’Oeuvre au Blanc : la purification, phase qui représente l’abandon de ses préjugés et croyances attachés à l’égo. C’est le nettoyage.

L’Oeuvre au Rouge : la réalisation, qui est l’intégration de la nouvelle conscience à l’unité. 

 

Trouver le chemin initiatique - magie joie patience ...

 

C’est à ce moment là qu’il faut être vigilant. Ne pas se prendre pour l’incarnation de l’Unité elle-même, qui ferait de nous un gourou ou une mère toute puissante. La seule solution est de faire acte d’humilité. Pour ne plus s’identifier au archétypes de la vieille femme et du vieil homme sages que l’on rencontre sur ce chemin (le Féminin et le Masculin sacrés), mais plutôt pour les intégrer au service de la psyché. 

 

On opère alors ce que Jung appelait, dans le travail psychanalytique, l’individuation. C’est aussi un voyage initiatique ou la métamorphose de l’âme dans la démarche philosophique.

 

Individuation (psychologie analytique) — Wikipédia

 

La métamorphose, la transmutation alchimique procédent alors et tout se met en place. Les rencontres et opportunités arrivent. On s’éloigne des choses ou des personnes qui nous empêchent d’avancer. On devient enfin soi-même au-delà de notre éducation, de nos mémoires et de nos croyances en accèdant à plus de conscience. 

Cela amène à être responsable, bienveillant et respectueux, avant tout envers nous-même. Ensuite nous le sommes naturellement avec les autres et le monde qui nous entoure.

Pour se faire, une ferme intention est indispensable car le voyage n’est pas toujours facile, et une attention solide car, nombreuses sont les épreuves sur notre chemin qui peuvent ébranler notre concentration ou notre vigilance.

Enfin on comprend que le travail n’est jamais terminé. La persévérance est une vertu. Les hauts et les bas sont toujours là, comme des vagues sur l’océan, mais le navire est de plus en plus solide. Il faut juste faire de son mieux, dans le respect de soi même, avec les cartes du présent.

 

L’Alchimiste de Paulo Coelho – Les songes de Séléné

 

Et quand on accède à cette conscience, on se rend compte que nous sommes tous reliés. 

Car chaque chose est constitué des mêmes éléments de la matière, et tout est animé par la même énergie que l’on peut nommer amour. Nous sommes tous unis dans un seul organisme, avec une seule et même source, au delà de la lumière et de l’obscurité, qui définissent notre monde de dualité, dans la matière.

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour réaliser les miracles d’une seule chose. Et de même toutes choses procèdent d’une seule, par la médiation d’une seule. Ainsi toutes choses naquirent de cette chose unique, par adaptation. » (Hermès Trismégiste)

Cette quête nous amène à ce qu’il y a d’universel en nous, qui transcende les époques et les cultures. Ce que nous devons chercher en nous-même, pour relever les défis auxquels est confrontée aujourd’hui, l’humanité toute entière.

 

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7 phrases du livre "Femmes qui courent avec les loups"

Les phrases du livre Femmes qui courent avec les loups nous livrent les clés de cet instinct féminin primordial que beaucoup parmi nous ont oublié ou relégué au second plan. Nous sommes face à un fabuleux essai qui nous invite à réinterpréter l’expérience de la femme à travers les contes populaires, l’art et la nature… pour prendre contact avec cette « louve » transformatrice qui nous pousse à mûrir, à être libres.

Clarissa Pinkola Estés, analyste jungienne, docteure en psychologie ethno-clinique et auteure de ce livre, a mis plus de vingt ans à donner vie à sa plus célèbre oeuvre. Nous nous trouvons face à un essai vaste, dense, fascinant et alimenté de merveilleux savoirs qui combine la tradition orale des contes avec cette psychologie inspiratrice, tout en offrant un véritable travail pédagogique et de développement personnel.

Il n’est donc pas rare de voir, par conséquent, que beaucoup des phrases du livre Femmes qui courent avec les loups sont une véritable bible pour ces personnes intéressées par la connaissance de soi, le travail de leur identité, leurs valeurs ou la guérison de ces blessures émotionnelles que nous héritons parfois de nos ancêtres ou de l’éducation patriarcale.

Ce travail est un authentique plan de route pour trouver tous ces « pièges » plus ou moins connus, ceux qui nous empêchent de trouver le chemin de retour à la maison, à notre essence, à notre instinct, vers cette femme sauvage connectée à la perception, à son esprit ludique et à sa merveilleuse capacité d’affection…

 

Femmes qui courent avec les loups

 

Phrases du livre Femmes qui courent avec les loups

Les phrases du livre Femmes qui courent avec les loups nous rappellent plusieurs idées. La première est que, malgré toute notre sophistication apparente, nous sommes toujours des êtres naturels, des créatures sauvages qui, d’une certaine façon, cherchent à récupérer cette liberté ancestrale pour se sentir en vie, pour trouver leur place dans le monde.

Le second aspect que nous ne pouvons pas mettre de côté est que, selon Clarissa Pinkola Estés, il y a dans chaque femme une force très puissante, un tourbillon de bons instincts, de créativité, de passion et de connaissance atemporelle que la société nous a parfois fait oublier à travers sa volonté de « nous domestiquer ». C’est sans aucun doute une profonde réflexion à prendre en compte et qui se retrouve de manière réitérée dans de nombreuses phrases du livre « Femmes qui courent avec les loups ».

Voyons maintenant sept exemples, sept fragments profonds et revitalisants qui nous inviteront à mener beaucoup plus de réflexions.

1. Être soi-même

« Être nous-mêmes nous fait nous exiler de beaucoup d’autres personnes. Cependant, faire ce que les autres veulent nous fait nous exiler de nous-mêmes ».

Cette phrase est un principe de développement personnel et d’auto-réalisation irréfutable. Le courage d’être soi-même dans n’importe quelle situation, dans n’importe quel contexte et sans faire de distinctions entre les personnes qui se trouvent en face de nous nous permettra de sauvegarder notre propre identité. De cette façon, nous retournerons à notre essence, à cette femme sauvage qui fuit la domestication, les pièges, les entraves qui essayent d’emprisonner sa liberté.

2. Être fortes

« Être forte ne signifie pas exercer ses muscles. Être forte signifie trouver la lumière au fond de notre être, en vivant activement avec la nature sauvage et d’une manière personnelle. Cela veut dire être capable d’apprendre, d’entretenir ce que nous savons. De nous entretenir et de vivre ».

C’est l’une des phrases les plus importantes de « Femmes qui courent avec les loups ». Prenons un exemple. Aujourd’hui, on continue de définir la femme comme le « sexe faible ». La faiblesse et la fragilité sont les adjectifs qui ont toujours accompagné la figure féminine. Notre culture, encore terriblement immature, ne comprend pas le véritable sens de la force.

La personne forte n’est pas celle qui peut porter le plus de poids avec ses bras, qui supporte beaucoup de kilos sur son dos ou qui résiste le plus dans une course. La personne forte est celle qui fait face à la vie, qui ne fuit pas, qui montre son identité sans la moindre peur, qui ne se rend pas, qui vit avec joie et courage.

femme avec un loup

 

3. Nous éloigner nous permet de nous retrouver

« Même si l’exil n’est pas une chose que l’on souhaite par amusement, il nous apporte une chose inespérée. Les cadeaux de l’exil sont nombreux. Il extrait notre faiblesse en nous donnant des coups, il fait disparaître les pleurs, il habilite une perception interne aiguë, il renforce l’intuition, il donne le pouvoir d’observer profondément… »

L’exil, également compris comme le fait de laisser derrière nous ce que nous connaissons pour affronter la solitude et l’incertitude, nous fournit aussi de nouvelles capacités, des habiletés comme l’introspection, la sécurité personnelle, l’observation, la réceptivité…

4. Les effets de ne pas s’aimer soi-même

« Notre désir secret d’être aimés n’est pas beau. Notre non-utilisation et notre mauvais usage de l’amour n’est pas beau. Notre manque de loyauté et de dévotion est peu charmeur, notre état de séparation de l’âme est laid: ce sont des verrues psychologiques, des insuffisances et des fantaisies infantiles ».

Dans beaucoup des phrases de Femmes qui courent avec les loups, on cherche à comparer le comportement féminin avec celui des loups. Ainsi, un fait est toujours mis en évidence: la femme d’aujourd’hui s’est séparée de sa version sauvage, de cette essence instinctive où le loup sait très bien qui il est, se reconnaît et se sait fort, libre et précieux.

Quand nous ne nous aimons pas nous-mêmes, les effets sont dévastateurs. Le fait de vivre dans cet environnement où nous essayons de nous ajuster à un modèle de femme artificielle, homogène et soumise aux autres ne mène qu’au malheur. Nous devons par conséquent observer la nature comme l’ont fait nos ancêtres pour redécouvrir notre valeur, notre importance et cette énergie qui nous alimente et nous rend fortes.

5. Le véritable amour

« L’amour, dans sa forme la plus pleine, est une série de morts et de renaissances. Nous quittons une phase, un aspect de l’amour, et nous entrons dans une autre phase. La passion meurt et revient ».

L’amour est la seule force qui ne s’éteint jamais ou qui ne s’éteint jamais pour toujours. C’est une entité transformatrice qui s’étend, qui nous permet de mûrir, qui meurt et renaît, qui nous ôte la vie et nous la redonne plus tard. Nous voyons cela au quotidien dans nos relations de couple, là où la passion cède sa place à l’intimité et à l’engagement le plus mature, là où, parfois, après une rupture, surgit un amour nouveau et plus intense…

6. Toucher le fond

« La meilleure terre pour semer et faire pousser de nouvelles choses est le fond de tout. Ainsi, toucher le fond, même s’il s’agit d’un acte extrêmement douloureux, est aussi un terrain plein de semences ».

Nous avons très peur de toucher le fond. Peut-il y avoir une chose pire que cela ? Cela signifie arriver à la limite de nos forces et tout perdre, même l’espoir. Cependant, que pouvons-nous perdre de plus une fois que nous avons tout perdu? C’est à ce moment que surgissent de nouvelles choses, parfois magiques. Nous quittons notre peau, nos artifices et nos poids pour nous élever, pour grandir et être beaucoup plus fortes…

C’est sans aucun doute l’une des phrases les plus merveilleuses de Femmes qui courent avec les loups.

petite fille avec un loup

 

7. La croissance authentique

« Si nous vivons comme nous respirons, en prenant et en relâchant, nous ne pourrons pas nous tromper ».

Cette phrase symbolise tout simplement le cycle de la vie: prendre, apprendre, laisser partir, accepter, avancer… Ce chemin est celui que nous devrions accepter, un chemin simple et en accord avec la nature que nous devrions tous intégrer dans notre quotidien.

Pour conclure, ces phrases du livre Femmes qui courent avec les loupssont un petit échantillon de cet héritage dense de connaissances, de réflexions, de récits et de savoirs ancestraux qui nous apprend toujours de nouvelles choses précieuses, celles-ci nous permettant de continuer à grandir et de retrouver cette femme sauvage…

« La louve, la vieille, Celle Qui Sait, est en nous. Elle fleurit dans la plus profonde psyché de l’âme des femmes, l’ancienne et vitale Femme Sauvage. Elle décrit son foyer comme ce lieu où l’esprit des femmes et l’esprit des loups prennent contact. C’est le point où le Moi et le Toi s’embrassent, l’endroit où les femmes courent avec les loups (…) ».

 

-Clarissa Pinkola

Source : site internet Nos Pensées.

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Très bel article de Paul Degryse

 

POURQUOI TRAVAILLER SUR SOI ?


   Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d’hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s’interroger sur les gens et sur le sens de l’univers et de se demander qui ils sont et ce qu’ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d’une vie nouvelle, imprégnée d’un irrésistible parfum de liberté. Et puis il a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent « succomber à l’hypnose socialitaire ». Aventuriers de l’esprit, les premiers, s’ils persévèrent ont une chance de devenir les créateur de leur vie, portés par l’énergie du mystère de l’existence parce qu’ils l’auront regardé en face et accepté. Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l’inexpliqué et, par-là, à eux-mêmes. Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamans appellent « l’anneau de pouvoir ».
Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu’en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s’exerce à l’intérieur de soi, sur l’intérieur de soi. 
Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l’autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l’être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l’évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l’homme est littéralement et jusqu’au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d’ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d’obstacles à tout changement.
Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l’homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu’il peut-être. Il est bien placé pour cela puisqu’en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l’univers !
« L’homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer ». 
C’est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d’en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.
Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l’expression « chevaucher le tigre ». Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.En travaillant sur soi, on ose affronter au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l’enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s’éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui.

​Paul Degryse.

 

"Accepter le mouvement, accepter la direction montrée par les Esprits,
et la vie toute entière devient Médecine."
                                                                                                       Jean Yves


Totem

Cosmogonie Taôiste et Mythe de la Création

Xìng, Shen et Qì ou Nature Primordiale, Esprit, Souffle
Dans la cosmogonie taoïste, le Ciel et la Terre se sont séparés, et cette séparation représente la naissance du Yin et du Yang. L'homme au centre est la conscience, avec le pouvoir d'unir ces deux polarités et de s'unir avec elles. Cette possibilité, capable d'unir le Ciel et la Terre et de devenir un avec les deux, est la chance de l'être humain. 

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Malheureusement, l'humanité a progressivement perdu cette condition car elle provoque de plus en plus la séparation entre le Yīn et le Yang, au lieu de les unir.
Unir le Yin et le Yang, c'est unir Shen et Qì, qui, lorsqu'ils sont vécu séparément, sont la cause de la conscience à deux niveaux, la dualité,  mais quand ils s'unissent, élèvent cette même conscience à un niveau d'unité. 
 
Dans le monde dual, la vie est générée par des aspects contraires, séparés, les êtres interagissent en opposition permanente. Celui qui vit dans le monde duel ne peut jamais être à l'intérieur et à l'extérieur de soi en même temps, se regarder soi-même et regarder les autres simultanément.

Cependant, au-dessus de ce monde diversifié et dualiste dans lequel les êtres humains vivent, il y a le monde de l'Unité, qui est indivisible et infini, c'est le Temps du rêve, le Temps du Mythe de la Création et Xing qui est le monde de l'Absolu, avec la toute-puissance de toutes les existences. Tomber la barrière de la dualité, regarder à la fois soi-même et à tous les êtres et simultanément le monde regardant le monde, y compris soi-même, représente l'accomplissement de l'Unité. 
 
Mais jusqu'à ce que cela arrive, l'humanité est dans le double monde.

L'unité peut être appréhendée comme le niveau de fusion spirituel le plus élevé entre le Shen et le Qì. Elle est symbolisé par le nombre Un, réalisé par la fusion à la Conscience Universelle, ou Conscience Pure, et représenté par le Tai Jí. 
 
Celui qui unit l'Esprit Pur et le Souffle atteint cet état d'Unité.
Il y a la Conscience Universelle, ou Tai Jí, et il y a une sorte de Vide ou de Calme, appelé Xìng "La Nature Primordiale", qui précède la fusion du Shen avec le Qí parce qu'il précède la séparation des deux. C'est le plus haut niveau de pureté que l'on puisse atteindre sur le Sentier Spirituel Taoïste.
 
Si la Conscience Universelle correspond à Un, le Xìng, qui lui est antérieur, correspond à Zéro ou à l'Absolu. L'Un peut être décomposé en deux, trois, quatre ou plus, et les quatre peuvent revenir à trois, deux ou un. Mais le Xìng, comme c'est le Zéro et comme c'est le Vide, n'est pas sujet à cette altération: le Xìng ne change pas. 

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En suivant ce raisonnement, on peut comprendre que la conscience ou l'énergie de l'être humain peut occuper un niveau de qualité spirituelle supérieur ou inférieur, plus proche ou plus éloigné du Tao.
 
Par contre, le Xìng, qui est la Nature Primordiale qui existe avant toutes les existences, ne changera jamais de niveau. La conscience d'une personne peut être plus lucide ou moins lucide et son énergie plus lourde ou plus légère, Shen et Qi peuvent être plus unis ou plus dispersés et la personne peut être très simple ou très complexe. Toutes ces caractéristiques sont des manifestations de l'Esprit ou du Souffle à différents niveaux, mais le Xìng d'une personne, qui est le même Xìng de tous les êtres, reste immuable et Absolu.

Récupérer le niveau du Souffle et de l'Esprit unis en tant que Conscience Universelle, et ensuite les élever à la condition de Xìng, Nature Primordiale ou Tao, est l'objectif de l'Alchimie Interne Taôiste. Quand l'Unité est atteinte, où le contemplateur et le contemplé fusionnent et deviennent un, on atteint un niveau très élevé sur le Chemin du Tao. 
Pour atteindre le Xìng ou le Tao, les Taôistes ont créé l'Alchimie Interne, et pour aborder cette pratique, il suffit d'avoir l'Esprit et le Souffle, deux éléments que tout être humain, en bonne santé, possède.

Le Tao
Dans le taoïsme, le mot Tao a deux significations. Tao signifie Nature Primordiale ou Absolu, comme origine de la vie. Signifie aussi le Chemin, mais c'est comme une route qui a besoin de trois éléments conjointement actifs pour la rendre réelle: la route elle-même, la personne et la personne qui marche sur la route. Pour trouver et comprendre le Tao, il faut vivre sa recherche. C'est seulement en vivant et en devenant une partie du Tao qu'il est possible de comprendre sa véritable signification, sa véritable Nature. 
 
Le Vide
Pendant la méditation profonde et les pratiques d'Alchimie Interne, au moment où le Shén et le Qì fusionnent et restent unis, les activités mentales et respiratoires du pratiquant disparaissent complètement. Il cesse d'avoir des pensées parce qu'il est transporté du niveau de l'esprit au niveau de la Conscience Pure, où il n'y a pas de pensées, plus d'émotions, n'y même de sentiments. Juste un état d'être!
 
Et sa respiration devient pratiquement imperceptible à mesure qu'elle progresse du niveau de la respiration physique au niveau très subtil du Souffle pur. Le pratiquant atteint alors le calme absolu: il reste assis et immobile, mais cesse de ressentir son corps physique et son esprit. Sa seule notion de lui-même est une respiration subtile et douce, pulsant dans un espace immense qui n'a ni commencement, ni fin, ni dimension.

Le Taoïsme appelle cet état la Vacuité, le Chaos Primordial ou le Ciel Antérieur. En lui, il n'y a qu'une énergie spirituelle, Le Souffle Splendide, appelé par les maîtres taoïstes Tao Qì - le Souffle du Tao. C'est le même état que celui qui précède la création de l'Univers, où il n'y a pas de corps physique, de respiration ou de pensées. En arrivant à ce stade, on revient à l'origine de toutes les existences, y compris la sienne. L'énergie de cet état n'a pas de forme parce que c'est un Souffle qui doit encore se manifester dans n'importe quel sens ou idée ou rêve. Ainsi, celui qui atteint cette énergie ré-acquiert cette caractéristique et cesse également de se percevoir comme une forme: il ne sent plus son corps physique, son esprit ou sa respiration.

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